La Côte d'Azur, si elle devait figurer sur mon CV, pourrait être suivie par des termes tels que "originaire de, 12 ans de vie, lieu de vacances"... mais bizarrement pas par "baignade", et ça, quand je le raconte, ça en surprend plus d'un. C'est vrai, je n'ai jamais vraiment fait trempette
(ici ou ailleurs, d'ailleurs). Alors pour une fois que je descendais sur la Côte en plein été, j'ai décidé de faire chauffer les tongs!

Il n'y a pas à dire : comparée à la Manche, la Méditerrannée et ses 24°C, c'est de la rigolade. A tel point que c'est la quatrième fois en quelques jours seulement que j'y trempe les pieds (et le reste). Le petit coup d'oeil à la température (sur le panneau d'affichage de la cabine des sauveteurs) fait désormais partie du rituel en arrivant sur la plage, histoire de réveiller un peu mon chauvinisme azuréen
... cependant vite tempéré par la deuxième info : "risque de méduses"
... M'enfin jusque là, aucun incident à déplorer...
Et puis, le troisième matin, je ne suis pas allé à la plage. Bien inspiré pour le coup, parce qu'en faisant les courses au supermarché du coin, ze potin tombe : "Oui mon bon monsieur, une alerte au requin ce matin même! Sur la plage du fort! On avait bien besoin de ça, après les méduses!". Drapeau rouge, tout le monde sort de l'eau. Gloups...
Le reste de l'évènement est rapporté par la presse, notamment sur le site de Nice Matin ici : à défaut de requin, il s'agirait en fait d'un poisson lune, plus scientifiquement appelé môle ou mola-mola. La môle (puisque c'est une dame) est, en moyenne, d'un beau gabarit : 1,80m pour une tonne (le double est possible, aussi bien en taille qu'en poids). Ajoutez à cela une nageoire dorsale qui peut vite être prise pour un aileron, et vous aurez une idée de la confusion générée.
Pour ceux qui voudraient en savoir plus, je conseille évidemment la page de Wikipédia à ce sujet. On y apprend entre autre que la môle se nourrit principalement de... méduses! Ceci explique peut-être cela...