中袋 Nakabukuro

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vendredi 20 février 2009

Je M'appelle B...

Dans tout le fatras quotidien de pièces jointes "amusantes" que reçoit ma mère par mail, il y avait ça l'autre jour. D'habitude, je n'y prête même pas attention, mais là...

J'ai hésité un peu avant de mettre ce message dans la catégorie "Inalco". Et puis, après tout, seuls mes confrères seront peut-être capables de tiquer, comme moi, sur cette voix (les autres pourront se contenter de sourire durant l'écoute)...

Cliquez ici (fichier MP3, 1'18", 312ko) et surtout, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!

PS : pas de nom, s'il-vous-plaît... ;-)

mardi 1 mai 2007

Sacré Gustave...

Pour le cours d'oral du 2e semestre, notre prof nous a proposé de faire des interviews de touristes japonais (questions simples, du style : d'où venez-vous, qu'avez-vous visité, est-ce que ça vous a plu, etc), le but étant par la suite de faire un reportage sur un lieu qui serait souvent revenu dans la conversation...

Par le plus grand des hasards (si si, j'vous assure =pervers= ), il s'est avéré que nos amis japonais qui ont joué le jeu de l'interview ont presque tous adoré la Tour Eiffel (ça alors... =pervers= ) : le lieu du reportage était donc tout choisi. Restait plus qu'à trouver un présentateur hors du commun... =cool=

Je vous passe les détails de l'organisation, mais sachez que tout ceci fut long et plutôt amusant. Et c'est non sans une certaine fierté que je vous annonce enfin la mise en ligne de ce fameux reportage (depuis le temps que je voulais refaire un montage vidéo)! =geek=

Un grand merci aux interviewés, à mes partenaires Alex, Florent et Keishun, mais aussi à Dama pour son camescope, à Juliette pour sa contribution en tant qu'agent du présentateur, et à Cora pour tout son matériel et sa patience! =yeah=

Et maintenant, place au spectacle! =tv1=

dimanche 18 février 2007

Drogue estudiantine...

Coffee Tour forever... (private joke) ;)

vendredi 30 juin 2006

Cosmique...

En faisant un peu de tri, je suis retombé sur une feuille que nous avait distribuée Augustin Berque (géographe d'origine, et un des meilleurs connaisseurs de la société japonaise) lors de son intervention en cours d'aspects du Japon contemporain, l'an dernier. Je vous retranscris telle quelle la chose. Que dire!? C'est... savant...

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SHIZEN TO IU BUNKA NO SHATEI
(LA PORTEE DE LA CULTURE COMME NATURE)
Colloque, Université de Kyôto, 2 décembre 2002
Argument d'Augustin Berque

L'essentiel de ma conception du rapport nature/culture est exposé dans mon ouvrage Ecoumène. Introduction à l'étude des milieux humains, Paris, Belin, 2000 (traduction, par Nakayama Gen : Fûdogaku josetsu. Bunka wo futatabi shizen, shizen wo futatabi bunka ni, Tôkyô, Chikuma Shobô, 2002). Il s'agit d'une ontologie de l'écoumène, entendue comme la relation de l'humanité à l'étendue terrestre. L'écoumène (le fûdo général) est l'ensemble des milieux humains (les fûdo particuliers), i.e. de la relation des sociétés à leur environnement.

En référence aux concepts de topos dans la Physique d'Aristote et de chôra dans le Timée de Platon, mon idée de base est que l'être de l'humain (ningen no sonzai) ne se borne pas au topos moderne "corps individuel : personne individuelle", mais s'étend dans la chôra d'un milieu commun, lequel combine nos systèmes techniques et symboliques aux écosystèmes.

En référence aux concepts d'Ausser-sich-sein chez Heidegger et de fûdosei chez Watsuji, je pense que l'existence humaine (ningen sonzai) est extension vers l'extérieur. La médiance (traduisant fûdosei ; du latin medietas : moitié), en particulier, signifie pour moi que l'être est pour "moitié" constitué par un corps individuel (physiologique) et pour "moitié" par un milieu (éco-techno-symbolique).

En référence à Leroi-Gourhan et à Merleau-Ponty, je conçois la corporéité (shintasei) comme synthèse d'un corps et d'un milieu, ce dernier pouvant être considéré comme un corps médial (fûbutsu shintai), prolongement indissociable du corps animal (dôbutsu shintai) dans l'espèce humaine.

En référence à Nishida, je conçois la mondanité (sekaisei) comme une logique du prédicat ; ce qui veut dire pour moi que notre monde est institué par la manière dont nous sentons, disons, pensons et faisons les choses.

En référence à Merleau-Ponty et à Lakoff & Johnson, je pense que notre corps vivant étant le foyer de cette prédication, il s'agit d'une métaphore très largement inconsciente. Elle s'origine dans la métaphore première par laquelle l'être devenant humain, se dressant les pieds sur la terre et la tête vers le ciel (mouvement dans lequel ont commencé le langage et la technique), a vu pour la première fois l'horizon ; ce qui est en même temps le début de l'écoumène et de l'histoire.

En référence à Heidegger, j'assimile le rapport sujet/prédicat au "litige" (Streit) entre la Terre et le Monde, ce qui est aussi pour moi le rapport Nature/Culture. Le Monde (principe culturel) prédique la Terre (principe naturel), mais la Terre, hupokeimenon universel des mondanités singulières, se retire en elle-même dans le mouvement même qui l'ouvre en un monde : contrairement à la vision nishidienne, le prédicat ne peut engloutir (botsunyû) le sujet. Le Streit créateur, qui engendre l'écoumène et l'histoire, se poursuit indéfiniment.

Cette ontologie est incompatible avec le dualisme moderne, lequel juxtapose une objectivité physique et une subjectivité mentale, celle-ci se projetant unilatéralement sur celle-là. Les choses de l'écoumène ne se réduisent pas à un tel rapport : ni seulement subjectives, ni seulement objectives, elles sont trajectives (tsûtaiteki ; du latin trajectio : traversée, et du japonais kayou : aller et venir).

Cela signifie que notre monde (kosmos) est investi de notre corporéité, tandis que notre corps (sôma est investi de notre mondanité : il y a cosmisation du corps par la technique, et somatisation du monde par le symbole. Cette cosmisation/somatisation est la trajection qui fonde notre médiance.

Je résume ces vues à l'aide des formules suivantes, dans lesquelles S = sujet, P = prédicat, R = le Réel (absolu), r = la réalité (relative) :
• La nature (: Terre : substance : base : sujet) est S. La culture (: Monde : néant : Vide : ciel : prédicat) est P.
• L'écoumène (spatialité) et l'histoire (temporalité), i.e. la réalité humaine spatio-temporelle r, sont S/P.
• La vision prémoderne, ou mythologique, établit la métaphore S = P.
• La vision moderne rejette cette métaphore. Elle absolutise S comme objet en soi, abolissant le principe même du rapport S/P pour poser que S = R.
• Nishida renverse la vision moderne, en absolutisant P qui devient mukitei : sans base (sans hupokeimenon).
• Le métabasisme postmoderne, p. ex. chez Derrida, est analogue à la vision nishidienne. Dans les deux cas, il s'agit d'une réaction de rejet de la vision moderne ; laquelle, dans son principe, revient à nier r, et tend donc à produire un monde inhumain. Mais on ne peut pas fonder la mondanité sur elle-même : les mondes humains, nés de la métaphore première, ont pour base un hupokeimenon commun : la Terre, ou la nature.
• La médiance peut se formuler comme (S/P)/(P/S), rapport indiquant que la nature de l'humain est d'être à la fois sujet et prédicat de soi-même. Ce rapport se situe lui-même au sein de la nature dans un rapport d'échelle, S étant par la vie, i.e. S/P à un niveau antérieur et plus profond. Au niveau supérieur, la conscience est la prédication de sa propre médiance par l'individu (rapport qui s'esquisse dès les niveaux inférieurs).
• Le rapport trajectif (S/P)/(P/S), créateur de la biosphère, puis de l'écoumène-histoire et de la conscience, se poursuit en chacun d'entre nous dans un rapport d'échelles spatio-temporelles emboîtées dont le fondement ultime est l'origine obscure de l'univers - question sans réponse, sinon mystique.

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Allez, sans rire, qui est arrivé au bout!? ;)

samedi 13 mai 2006

Hibakusha...

被爆者 : en Japonais, c'est le nom qu'on donne aux victimes des bombardements atomiques...

Hier, à l'Inalco, nous avons eu la chance d'assister à la conférence d'un de ces hibakusha, Masahito Hirose, accompagné par une "2e génération" (autrement dit, la fille d'une victime du bombardement).

Monsieur Hirose, 76 ans cette année, en avait 15 lorsque la 2e bombe atomique fut lachée sur Nagasaki. Il nous a fait vivre, par ses souvenirs, ce moment rempli de surprise, d'incompréhension, de détresse humaine et de souffrance.

L'accompagnatrice, quant à elle, nous a brièvement raconté que ses frères et soeurs n'avaient pas survécu à l'explosion. Un an après, sa mère (irradiée) avait mis au monde un petit garçon qui lui aussi ne survécut pas. Deux ans plus tard, l'accompagnatrice en question naissait, et par chance pour elle, en bonne santé. Mais aujourd'hui encore, à chaque mariage (pendant longtemps, se lier avec une irradiée n'était pas considéré comme raisonnable) et à chaque naissance, elle a des craintes.

Aujourd'hui, la moyenne d'âge de la première génération de survivants est de 73 ans. Ils n'ont donc plus que l'occasion de sensibiliser le monde entier à ce qu'ils ont vécu. Leur message est très clair : Nagasaki doit être le dernier lieu d'un bombardement atomique...

N'étant pas très bien équipé, j'ai quand même voulu marquer le coup en tentant une photo... qui s'est avérée illisible! Alors ça sent la retouche à plein nez, mais au moins, on y voit un peu plus clair... Il s'agit donc de Masahito Hirose, et en arrière plan, d'une photo prise depuis le B29, 5min après le largage de la bombe.

Dernière chose : en faisant des recherches sur le Net, je me suis aperçu qu'un certain Masahito Hirose faisait partie du casting de "Rhapsodie en août", un film de Akira Kurosawa. Etant donné que l'action se déroule le 9 août 1945 à Nagasaki, c'est fort probable qu'il s'agisse de la même personne, à priori dans un tout petit rôle. A confirmer, étant donné que je ne connais pas le film...

samedi 1 avril 2006

Histoire de pâquerettes...

Hier, on a vu une nouvelle chanson en cours d'oral. Chantée par le boy's band "Smap", très célèbre au Japon, il parait que c'est l'oeuvre la plus citée parmi les Japonais, des plus jeunes aux plus vieux...

Par moment, j'ai l'impression qu'ils ont avalé des flûtes irlandaises, et c'est assez effrayant, mais au final ça reste amusant. Après, pour ce qui est d'en faire un hit... ;)

Je termine de parfaire votre culture musicale en vous apprenant que ce magnifique morceau s'intitule 世界に一つだけの花 (la seule fleur dans le monde), et vous offre en prime les paroles...

No.1 にならなくてもいい
元々【もともと】特別【とくべつ】な Only one

花屋の店先に並んだ
いろんな花を見ていた
ひとそれぞれ好み【このみ】はあるけど
どれもみんなきれいだね

この中で誰が一番だなんて
争う【あらそう】こともしないで
バケツの中誇らしげ【ほこらしげ】に
しゃんと胸【むね】を張っている【はっている】

それなのに僕ら人間は
どうしてこうも比べた【くらべた】がる?
一人一人違うのにその中で
一番になりたがる?

そうさ僕らは
世界に一つだけの花
一人一人違う種【たね】を持つ
その花を咲かせることだけに
一生懸命【いっしょうけんめい】になればいい

困ったように笑いながら
ずっと迷ってる【まよってる】人がいる
頑張って【がんばって】咲いた花はどれも
きれいだから仕方ないね

やっと店から出て来た
その人が抱えていた【かかえていた】
色とりどりの花束【はなたば】と
嬉し【うれし】そうな横顔【よこがお】

名前も知らなかったけれど
あの日僕に笑顔【えがお】をくれた
誰も気づかないような場所で
咲いてた花のように

そうさ僕らも
世界に一つだけの花
一人一人違う種を持つ
その花を咲かせることだけに
一生懸命になればいい

小さい花や大きな花
一つとして同じ物はないから
No.1 にならなくてもいい
元々特別な Only one

mercredi 22 mars 2006

Sodesuka, powered by Tennô...

Aujourd'hui, durant une séance de lecture, Kouame-sensei (remarquable professeur d'histoire) nous a raconté une anecdote plutôt amusante concernant Shôwa Tennô, "l'empereur Shôwa" en bon français...

Pour le situer un peu plus dans vos esprits, il est mieux connu sous le nom de Hirohito et fut à la tête du Japon de 1926 à sa mort, en 1989. Ce n'est peut-être pas le meilleur sujet de discussion à aborder avec des Chinois (dans la mesure où ils ont beaucoup souffert de ses envies d'invasions), et aujourd'hui, c'est son fils Akihito qui se trouve au poste d'empereur.

Kouame-sensei nous racontait donc qu'à la fin de la seconde guerre mondiale et après la reddition du Japon, Hirohito passait souvent dans les médias et fut pris d'un tic de langage : ayant en effet tendance à répéter "sô desu ka", une sorte de "ah oui?", ou "sô desu ne", un "oui, n'est-ce pas", il fut surnommé "sô desu ka" (ou "sô desu ne", la prof ne sachant plus exactement duquel il s'agissait).

Voilà... Mon sodesuka à moi, bien qu'ayant le même sens, ne vient pas du tout de là. Toujours est-il que j'ai trouvé le lien assez amusant! A propos de lien, si vous voulez en savoir un peu plus sur Hirohito, jetez par exemple un oeil au site Wikipédia... ;)

dimanche 18 décembre 2005

Noël à la japonaise...

Matsutoya Yumi 松任谷由実
Koibito ga Santa Claus 恋人がサンタ・クロース

昔隣のお洒落【おしゃれ】なお姉さんは
クリスマスの日私に言った
今夜八時になれば
サンタが家【うち】にやって来る
違う【ちがう】よそれは絵本だけのお話
そういう私にウインクして
でもね大人になれば
あなたも分かるその家に

恋人【こいびと】がサンタ・クロース
本当はサンタ・クロース
つむじ風追い越して【おいこして】
恋人がサンタ・クロース
背の高いサンタ・クロース
雪の町から来た

あれから
いくつ冬が巡り着た【めぐりきた】でしょう
今も彼女【かのじょ】を思い出すけど
ある日遠い町へと
サンタが連れて【つれて】いったきり

そうよ明日になれば
私もきっと分かるはず

恋人がサンタ・クロース
本当はサンタ・クロース
プレゼントを抱えて【かかえて】
恋人がサンタ・クロース
寒そうにサンタ・クロース
雪の町から来る

恋人がサンタ・クロース
本当はサンタ・クロース
つむじ風追い越して
恋人がサンタ・クロース
背の高いサンタ・クロース
私の家に来る

(Puis répétition des deux derniers refrains)

Merci à Gotô-sensei pour cette découverte désormais cultissime, ainsi qu'à Nana pour son "incroyable chance"... ;)