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Shibuya se trouve la Tour 109 : un petit building rempli de boutiques de fringues top-mega-fashion-et-tout-et-tout, à la clientèle quasi exclusivement féminine pour la simple et bonne raison que les boutiques en question ne concernent que ces dames
(il me semble qu'un autre lieu du même genre existe pour les hommes).
Ce bâtiment étant placé entre deux rues et dans un angle assez fermé, un petit parvis était bien nécessaire pour canaliser la foule qui passe sans arrêt par là. Et jusqu'ici, qu'on soit un homme ou une femme, il n'y a aucun problème pour y circuler (y compris dans la tour, d'ailleurs, puisque j'y étais monté l'an dernier).
Là où il y a une règle (qui n'est d'ailleurs pas indiquée explicitement, ou qui m'a échappé), c'est que les photos sont interdites : évidemment, avec toute cette branchitude et les goûts vestimentaires des Japonaises dans ce quartier, l'essentiel de ce qui passe sur ce parvis serait (pardonnez-moi l'expression) "techniquement violable en moins de 5min à Paris". Le mâle voyeur semble donc plus ou moins mal venu en ce lieu...
L'autre jour, j'étais donc posté en hauteur, sur des escaliers jouxtant cette fameuse Tour 109, à m'exercer sur des photos en mouvement : juste en-dessous de moi, un policier (ou en tout cas un agent de sécurité), totalement immobile, et face à lui, un ballet incessant de minettes sur le parvis. J'ai donc shooté la scène en vitesse très lente (un peu trop d'ailleurs) et au flash. Effet immédiat : j'ai tout de suite été repéré par le "policier"! Il est gentiment venu me voir sur mon perchoir en m'expliquant que les photos étaient interdites sur le parvis. Sur la rue d'en face, il n'y avait pas de problème, mais à cet endroit précis, niet! Alors pour rigoler, je lui ai montré la photo en lui disant que de toute façon, on ne voyait que lui dessus (ce qui est d'ailleurs assez vrai). Léger sourire, et puis ça s'est fini là. Mieux qu'au poste...