Le 21 du mois, à Kyôto, c'est jour de marché. Tout du moins y en a-t-il un dans l'enceinte du Tô-ji, la plus grande pagode en bois du Japon (5 étages, 57m de hauteur), située non loin de la gare, au sud-ouest. On est donc allé y faire un tour, par curiosité : mêlant marché et brocante, on y trouve pas mal de bruit, d'odeurs et de produits pour le moins étranges. =huh= Une deuxième enceinte (dont l'accès est cette fois payant) permet d'accéder à la pagode ainsi qu'à des bâtiments de prière dans lesquels se trouvent des triades bouddhiques. A l'intérieur, outre les photos qui sont interdites, on refuse même les croquis. Ca ne rigole pas... =grr= La pagode, quant à elle, s'admire de l'extérieur. Elle est bordée d'un petit étang où les poissons sont toujours aussi énormes.

De retour à la gare, on prend le même train que la veille, mais cette fois on en descend très rapidement pour aller se promener dans le sanctuaire de Fushimi Inari, paradis des torii (immenses portiques rouges en bois) et des statues de kitsune (renard, en japonais). Ces torii s'alignent donc sur une sacrée (si je puis me permettre) distance et nous guident au travers des bois et des forêts de bambous (autre grand repaire à moustiques). =tss= Le plan pris en photo vous donnera une petite idée du parcours... En chemin, on peut acheter des plaquettes votives en forme de tête de renard : on y écrit alors un petit mot, et on accroche la plaquette avec les autres, en espérant que son voeu se réalise. La face "tête de renard" de la plaquette étant blanche, on peut y dessiner le visage que l'on veut... mais l'amoureux de la Tour Eiffel que je suis ne pouvait pas voir autre chose que la silhouette de la Dame de Fer dans ce petit bout de bois une fois renversé! Certes, mon dessin est minable, mais vous avez compris l'idée! =hypnose=

En chemin, on tombe sur plusieurs chats assez effrayés rôdants autour d'autels. Quelques mètres plus loin, une Japonaise est justement en train de tapoter doucement le sol de ses doigts pour attirer l'attention d'un chaton, visiblement affamé étant donné sa maigreur. Mais la bête se rendant compte qu'il n'y a rien à manger se met à montrer les crocs et siffler comme un diable... Flippant! =pasrond= La Japonaise laisse finalement tomber sa tentative d'approche et, se retournant vers nous, nous sort un "bonjour" tout ce qu'il y a de plus naturel. On lui répond machinalement, la surprise venant avec un léger retard, le temps de comprendre ce qu'on vient d'entendre! =blink= La demoiselle explique alors qu'elle nous avait entendu parler sur un autre chemin, et qu'elle avait habité Strasbourg quelques temps. Amusante rencontre...

En rentrant à la gare de Kyôto, on fait une halte à la Poste pour envoyer quelques cartes et on retourne à la guest house faire une lessive et préparer nos valises : on quitte la ville demain.

La dernière soirée se passe dans un restaurant de sukiyaki (plat de légumes et de viande émincée cuits dans un bouillon) :-p : placés en tête-à-tête dans un box, des serveurs aux petits soins nous apportent tout ce qu'il faut et l'un d'eux se lance à vive allure dans un "mode d'emploi" bourré de formes polies auquel on ne comprend malheureusement pas grand chose, si ce n'est qu'on dispose d'une sonnette en cas de besoin, et que l'addition est accrochée à l'extérieur du box! On décide quand même d'attaquer notre repas : je saisis alors une bouteille dont je ne vois pas le contenu mais qui me semble être de l'eau pour en verser doucement dans la poêle chauffante encore vide. Très mauvaise idée car la réaction est digne de quelques centilitres d'huile sur du feu : ça crépite et ça en fout de partout! Désolé pour la serviette blanche qui m'a servi de rempart et de chiffon pour nettoyer la table... La honte... =honte=

Pour la peine, on s'est fini à coups de Häagen-Dazs dans une salle de jeux...