Réveil plutôt matinal aujourd'hui : vers 5h, un Japonais aveugle / amnésique / bourré =pasrond= (choisir la réponse adéquate) a passé plusieurs minutes à taper à notre porte en appelant la personne qui aurait dû se trouver derrière selon lui. Manque de bol pour nous, la dite porte étant en métal, le bruit produit avait son petit effet. J'ai fini par aller lui ouvrir avec mon plus grand sourire de gaijin quelque peu dans la brume =keupin= . Ca aussi, ça a eu son effet, puisque j'ai vite eu droit à des excuses...

Après un petit-déjeuner au Starbucks du coin (où Cora découvre les joies du frappuccino au macha), direction nos premiers temples.

Ancienne capitale du pays, on considère Kyôto comme le côté traditionnel du Japon, à l'opposé de Tôkyô donc. C'est tout à fait vrai, mais qu'on ne s'y trompe pas, cela reste un grand centre urbanisé (il suffit de voir sa gare pour s'en rendre compte). Juste au nord de cette fameuse gare se trouve donc deux temples (parmi les 1800 environs que compte la région, d'après les guides touristiques) : le Higashi Hongan-ji et le Nishi Hongan-ji. Une partie des lieux était en travaux, mais les structures visibles restent impressionnantes, tout comme les poissons nageant dans les douves. Il ne fait pas bon être un pigeon par ici...

On continue notre visite de la ville, toujours plus vers le nord, mais en passant par le côté ouest de l'axe central, beaucoup plus calme et résidentiel qu'à l'est. Les maisons y sont vraiment chouettes, et les voitures garées toutes impeccables de propreté. On tombe parfois sur des petits jardins ou des autels, cachés au milieu de constructions beaucoup plus modernes (le top du top étant cette porte bleu turquoise donnant sur... le vide) =huh= . Et alors que Cora regarde la vitrine d'une pâtisserie avec envie, je me fais aborder par un petit groupe de collégiens me demandant en anglais d'où je viens, ce que je fais ici et ce que je pense de la ville (à priori un exercice qu'on attend d'eux, puisqu'ils prennent des notes). =etudiant=

Après être passé devant un commissariat, on se rapproche du centre de Kyôto et de son château : le Nijô. Il est déjà près de 17h, alors plus question de le visiter. On se contente donc de longer les douves, mais sans trop s'attarder non plus : en l'espace de 5min, c'est autant de piqûres de moustiques qui font leur apparition sur un de mes coudes! =penible= Cora non plus n'étant pas en reste, on quitte la zone pour reprendre la direction de la guest-house. Dans les petites rues déjà plongées dans le noir, on tombe sur un restaurant d'okonomiyaki (sorte d'omelette assez épaisse), sans prétention mais vraiment délicieux. Pour moi, c'est une découverte à renouveler.

Voilà notre troisième jour qui s'achève, placé sous le signe de la marche. Après le labyrinthe qu'était Ôsaka, c'est un plaisir que de se promener dans Kyôto et ses rues perpendiculaires qui possèdent un nom! Par contre, on déplore toujours autant le manque de bancs et de poubelles. Pourtant, tout est si propre, c'est dingue... =honte=