Après un petit-déjeuner ultra copieux qui va me caler jusqu'à 16h (riz, bacon, omelette, croissants, jus de fruits, café... pas forcément dans le même ordre), on quitte l'hôtel d'Ôsaka et on dépose nos valises dans la consigne d'une gare. De là, on emprunte un train de la JR Ôsaka Loop Line qui, comme son nom l'indique, fait donc le tour de la ville : direction le château! Retapé il y a une trentaine d'années, d'après Pierre, il est d'un blanc et or resplendissant. L'intérieur a été transformé en musée plutôt moderne. La visite est donc possible, mais pas le droit aux photos. Par contre, une fois au sommet, on peut profiter d'un beau panorama sur l'essentiel de la ville.

Après avoir fièrement contribué à la bonne marche du commerce franco-japonais en achetant de la "Volvic from France" (c'est vraiment ce qui est marqué sur la bouteille =keupin=) à l'un des nombreux distributeurs présents sur la place du château, on reprend notre marche à travers le jardin municipal qui borde la fortification, et où les tortues aiment apparemment bien faire bronzette (saurez-vous trouver la p'tite bête!?). Attiré par des bruits étranges, on finit par tomber sur un groupe de jeunes faisant de la "musique japonaise", terme très pratique pour désigner toute suite de 3 notes monotones se répétant à l'infini sur un rythme proche d'un son à la minute. Bien sûr, j'exagère, alors en clair, c'était long, barbant, et surtout très bruyant... mais ça n'empêchait visiblement pas le bébé (au fond de la photo) de dormir!

La Loop Line nous emmène ensuite à DenDen Town, le quartier de l'électronique. On en profite pour tenter de recharger le crédit du téléphone mobile qu'une amie nous a prêté (tout y est en japonais, forcément, et c'est d'un pénible à utiliser =mur=) : la première boutique que l'on tente ne propose pas de recharges, mais tout de suite, la vendeuse quitte son poste et nous accompagne dans la rue directement chez l'opérateur (à quelques dizaines de mètres) pour nous servir d'interprète! Le jour où on verra ça en France...

La nuit tombe, et il faut déjà prendre la direction de la gare où on a laissé nos valises. Entre les quais qui annoncent la provenance des trains mais par leur destination et les plans toujours aussi peu clairs, ce n'est pas une mince affaire. On finit quand même par croiser un Anglais qui nous apprend enfin où se trouve le Nord, et nous voilà dans la bonne direction. On quitte donc Ôsaka et son côté top fashion, des demoiselles =siffle= jusqu'aux plaques d'égouts (merci à Cora pour la photo). Une guest-house nous attend maintenant à Kyôto, non loin de là...