Dans le RER en direction de Roissy - Charles de Gaulle, Cora se demandait quand est-ce qu'on pouvait dire qu'un voyage commençait : était-ce dès qu'on en émettait l'idée, lors des premières préparatifs ou seulement au moment de partir? Plus de doute en ce qui me concerne : de là où je vois les nuages, je suis bel et bien en route pour le Japon! =happy=

Hormis quelques secousses de temps à autre et un bourdonnement continu (je suis à côté de l'aile, et donc du réacteur, vous l'aurez compris) le vol se déroule tranquillement, mais ça n'est quand même pas évident de bien dormir. Par contre, on mange plutôt bien. L'écran placé dans le dossier face à moi m'indique un peu où on en est : environ 900km/h à 10000m d'altitude par -57°C, le tout au-dessus des Sayan Mountains en Russie (si avec un nom pareil je ne suis pas sur le bon chemin)... =keupin=

On finit par redescendre petit à petit sous les nuages et le Japon se dévoile enfin : la côte est très irrégulière et le relief tout autant accidenté. C'est amusant à voir. L'atterrissage se fait en douceur, la piste est légèrement humide et le temps plutôt lourd et à la pluie. Nous voilà, en 11h30, à plus de 9500km de Paris. Parti le 15 septembre à 13h45, on est maintenant à l'aéroport international du Kansai, le 16 septembre, et il est 8h20 (décalage horaire de +7h oblige). Sacré chemin!

Une fois les valises récupérées, on tente le bus pour se rendre à Ôsaka. Juste avant de monter, un employé s'occupe d'étiqueter nos bagages, mais quand on lui dit où on veut aller, il nous explique qu'on n'a pas choisi la bonne ligne et que l'arrêt se trouve en fait un tout petit peu plus loin. Ça y est, on commence à toucher du doigt la complexité des transports au Japon, avec ses innombrables compagnies privées! On se fait rembourser nos tickets sans aucun souci et une jeune femme nous fait même l'honneur de quelques explications en Anglais (et oui, on n'échappe pas à sa tête de gaijin)... =penible=

La navette qu'on emprunte nous mène donc au centre d'Ôsaka en passant par la côte, plutôt industrielle sans pour autant être trop moche. Ça nous donne en tout cas l'occasion de remarquer quelques premières caractéristiques japonaises : une architecture très irrégulière, des lignes électriques aériennes, des routes et autres ponts qui se croisent dans tous les sens, des panneaux publicitaires énormes. Tout prête à sourire.

Après être descendu du bus à la station Namba, on prend le métro pour se rapprocher un peu du quartier de l'hôtel (Shinsaibashi, à seulement 2 stations, mais la grandeur de la ville et les valises nous dissuadent de continuer à pied). De retour au grand air, on hésite un moment quant à la direction à prendre, et ce malgré un plan dans les mains : il faut dire qu'ici, les rues n'ont pas de nom. Quelle idée sotte et grenue... =tss= Par chance, on tombe sur l'hôtel du premier coup, et on teste tout de suite la douche (ça faisait 5 jours qu'on n'avait plus d'eau chaude à Paris, à cause de travaux dans l'immeuble)...

L'après-midi, alors qu'on se baladait dans une rue piétonne et commerçante, on entend un gros "Hey, how are you!?" venant de derrière. C'était un monsieur âgé (japonais) avec sa femme, tout content de pouvoir discuter un peu en anglais (décidément) avec des étrangers. Et quand on s'est mis à lui répondre en japonais, ça lui a plu encore plus!

Où qu'on aille, les rues sont remplies de coins pour manger, s'amuser, et d'une manière plus générale nous faire dépenser notre argent. Néanmoins, le coût de toutes ces bonnes choses est très inférieur à ce qu'on peut trouver en France (tout du moins à Paris). A titre de comparaison, pour le prix d'un Mac Do chez nous, on aurait de quoi manger un vrai repas dans un petit restaurant! Et comme le change €/¥ était très avantageux pour nous, autant vous dire qu'il est difficile de résister devant les vitrines! D'ailleurs, à propos des vitrines, les restaurants et autres salons de thé ont l'habitude d'y "afficher" leur menu sous forme de reproductions des plats incroyablement réalistes! C'est autrement plus alléchant qu'une liste de spécialités bêtement écrite!

En fin d'après-midi, on retrouve Pierre (un confrère de l'Inalco qui vient d'arriver à Ôsaka pour y passer une année) à Umeda. C'est l'occasion de tester notre premier purikura, sorte de photomaton géant dans lequel on peut retoucher les clichés de façon très... fillette! Ça a un succès fou ici, il suffit de voir le nombre de machines pour s'en persuader.

Il fait nuit très tôt, dès 17h30-18h. Ça fait un peu bizarre, surtout que les rues sont de plus en plus remplies de passants. La foule est assez impressionnante, et les gens font même la queue devant les restaurants. D'un autre côté, on est samedi... On termine la soirée devant un katsudon bien chargé (bol de riz et viande panée, principalement), accompagné de divers petits plats et de thé vert à volonté. Pour 1000¥ (environ 6.50€), je suis calé! =$$$=