中袋 Nakabukuro

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samedi 30 septembre 2006

Sayônara...

Sayônara Tôkyô! Il est temps pour nous de partir. Direction l'aéroport de Narita donc, à environ 1h20 de train (selon le transport que l'on choisit). Ca me laisse le temps de taper quelques mails de remerciements aux personnes qui se sont occupées de nous ici... =coucou=

10h, heure de Tôkyô : on décolle. Cette fois, Cora et moi sommes côte à côte, en plein milieu et à l'arrière de l'appareil, et la caméra à l'extérieur de l'avion fonctionne : on peut donc voir ce qui se passe sous nos ailes le temps du décollage! Quant au reste du vol, pas moyen de dormir tellement plus qu'à l'aller, alors j'en profite pour tester les quelques jeux que je ramène avec moi de ce sacré périple.

Une autre caméra nous permet de suivre l'atterrissage comme si on était placé sur le nez de l'appareil : on comprend donc que cette chose minuscule et floue que l'on voyait sur l'écran depuis un court instant est bien la piste sur laquelle on est censé se poser... L'effet n'est pas franchement rassurant... =tv2=

15h30, heure française. Fini les transports propres, les petits jingles tout mignon dans la rue, la politesse des vendeurs... Charles (de Gaulle) n'est d'ailleurs même pas venu nous accueillir à l'aéroport, il fallait s'y attendre... On est de retour à Paris... De retour du futur... =snif=

vendredi 29 septembre 2006

Au pays du client roi...

Et voilà, c'est notre dernier jour de vacances au Japon... Alors pas de temps à perdre! Dès le matin, Guillaume m'indique une boutique de jeux pas très loin de notre hôtel. J'y commence mes premières affaires, et je les poursuis à Akihabara en achetant notamment une PSP (eh oui, on ne se refait pas)! =keupin=

Le midi, on tente enfin une pause chez Mos Burger : dans le principe, il s'agit d'un fast food avec des hamburgers donc =burger= ... mais il y a une touche un peu plus "fait maison" par rapport à un Mc Donald's et le résultat est étonnement bon. :p

Un dernier arrêt dans une boutique Honda que j'avais repérée quelques jours plus tôt, du côté de Naka Okachimachi : on peut y acheter des petites figurines mobiles de leur robot humanoïde Asimo (j'en parlerai plus en détails une autre fois). L'objet en question est à un prix dérisoire (450¥, soit 3€), mais il faut voir la façon dont on s'occupe de nous : certes, on n'était que tous les deux dans la boutique, mais le patron est tout de suite venu s'occuper de nous, nous a ouvert la marche jusqu'à la caisse au premier étage pendant que son assistante s'occupait d'emballer mon achat, puis nous a aimablement raccompagné à la porte avec mille et une courbettes... Tout ça pour 3€... Ce pays va vraiment me manquer... :(

De retour à l'hôtel, on tombe sur Guillaume et Ludovic en train d'organiser une sortie karaoke pour ce soir, avec Ben et Gaby (encore deux autres amis de l'Inalco... on avait même croisé Gaby par hasard à Akihabara ce matin-même... A croire qu'une ville immense à 9500km de la France ne suffit pas pour passer inaperçu)! =ninja= Mais pour nous, il est l'heure de préparer nos valises. Il faudra se lever tôt demain...

jeudi 28 septembre 2006

Baleine extraterrestre...

Après une matinée lessivage et écritage de cartes postales (passionnant n'est-ce pas), notre petit groupe se retrouve à Ginza, avec pour commencer la brève visite d'un showroom Sony rempli des derniers machins et autres trucs high tech du moment. =keupin= On se trouve ensuite des bentô (boîte repas) que l'on essaye, l'espace d'un instant, de manger en bordure d'un parc : fort mauvaise idée, sauf si on apprécie de servir de repas aux moustiques voraces qui y traînent! =penible= On se replie alors de l'autre côté de la rue, près d'une scène en plein air sur laquelle se produisent quelques jeunes chanteurs, pour le plaisir apparemment (mais pas celui de nos oreilles)... =megaphone=

Non loin de là se trouve la gare de Harajuku, d'architecture terriblement japonaise à n'en point douter. Le quartier est connu pour sa fréquentation dominicale : les jeunes viennent en effet s'y regrouper déguisés en héros de jeux vidéo ou de dessins animés (vous savez, les fameux cosplays du Tôkyô Game Show ou de la Japan Expo). Manque de chance, on n'est pas dimanche... mais ça n'empêche visiblement pas certains de venir quand même.

La suite de la promenade nous fait passer par Omote Sando, en quelque sorte les Champs-Elysées japonais. Endroit mystérieux où ceux qui mangent des glaces ne sont pas forcément ceux qui grossissent... =huh=

Le chemin du retour nous fait faire une halte à Shibuya, dont voici une photo (d'une toute petite partie) du fameux carrefour d'hier et de son Starbucks (caché dans le building de droite). Au loin, vous pouvez apercevoir la Tour 109, repère à minettes top fashion par excellence. =pervers= Et alors qu'on s'amuse à contempler ces consommatrices sortir sacs à la main, Cora tente une photo d'un couple (au look plutôt intriguant) à moto, arrêté à un feu derrière nous. Les flashs de mise au point nous font tout de suite repérer (sans le vouloir) par le conducteur qui tourne sa tête vers nous pile au moment de la prise de vue... gasp... =honte= On se sent alors quelque peu gêné, mais le Japonais, lui, nous sort son plus beau sourire! Quelle classe!

La surprise du jour se trouve, quant à elle, quelques rues plus loin, où mon regard est tout d'un coup attiré par une petite mosaïque familière : un Space Invader! :D (les Parisiens comprendront)...

Le soir venu, il est temps de rentrer à l'hôtel, non sans s'arrêter d'abord à Akihabara : j'y fais quelques repérages dans les boutiques de jeux avant la fermeture. Demain, c'est notre dernier jour, alors il faut bien songer aux souvenirs! Pourquoi pas une petite maid version gashapon... =pervers=

(Merci à Cora pour quelques-unes de ses photos ;) )

mercredi 27 septembre 2006

Fortissimo...

Le temps est encore gris ce matin, mais Guillaume et Ludovic savent où aller pour avoir un peu plus de "soleil"... Direction Ginza donc, où l'on monte dans une ligne de métro aérien qui entame son slalom entre les buildings et autres... mâts de bateau pirate!? =napoleon= (il ne s'agit en fait que d'un décor). On longe ensuite la baie pour emprunter le Rainbow Bridge et nous voilà arrivés sur une île artificielle (qui selon mes sources reposerait sur des tonnes de détritus, mais... chut!).

Quelques portes automatiques plus loin et on franchit l'entrée de Venus Fort, un centre commercial pour le moins surprenant : ici, tout respire la Méditerrannée du sol au (faux) plafond, en passant par les fontaines, les murs et les assiettes! =cool=

Outre de nombreuses boutiques de luxe, une salle d'arcade (dans laquelle Cora gagne encore une énorme peluche, et du premier coup en plus... d'où l'intérêt de la valise d'hier =happy= ) ou encore un Mac Do (ici aussi, ils ont des touillettes! =woohoo= ), on peut visiter un musée de l'automobile dans un décor tout autant italien que le reste. En passant, on se demande bien ce qui a pu inspirer la plaque parisienne "Rue du Dépotoir"... =roll=

Le soir venu, en sortant de ce lieu improbable, le soleil (le vrai cette fois) était là pour nous accueillir. Finalement, avec ce centre commercial à thème, ils ont tout compris ces Japonais... =chinois=

mardi 26 septembre 2006

Ballet coloré...

Jusqu'à aujourd'hui, la météo nous avait plutôt gâté, il fallait donc bien que l'on découvre le Japon sous son côté pluvieux : chose faite avec l'averse qui nous a accompagné une bonne partie de cette journée... Mais là encore, l'instinct pratique qui fleure bon un peu partout dans ce pays a refait son apparition : alors qu'on ne les avait encore jamais remarqués, des distributeurs de parapluies se sont mis à ponctuer chaque sortie de métro! Et non content d'être bon marché, cet appareil providentiel fournit en plus des produits de qualité! =yeah=

Passé le temps de cette découverte, on attaque le quartier d'Akihabara dès l'ouverture des boutiques : il ne nous faut pas longtemps pour trouver enfin ces si précieux dictionnaires électroniques français-japonais à bon prix : achat indispensable! On pousse ensuite jusqu'à Shinjuku, dans un grand centre commercial : l'occasion de trouver (enfin!) quelques cartes postales. Cora, elle, se trouve une petite valise et part dévaliser (c'est le cas de le dire) les librairies pendant que je vais en direction de Shibuya retrouver ma correspondante, une doctorante de l'université d'Ocha no Mizu que j'avais rencontrée lors d'un colloque d'architecture il y a quelques mois, à Paris (mon dieu, que cette phrase en jette...). Retrouvailles fort sympathiques autour d'un tiramisu (typiquement japonais) servi sur une tuile... =huh= Oui oui, une tuile, comme on en trouve sur les toits... Le salon de thé ne s'appelle pas kawara (tuile, en japonais) pour rien.

On se quitte devant la gare de Shibuya. De nouveau seul, et toujours sous la pluie, je tourne un peu dans le quartier à la recherche d'un point de vue en hauteur pour faire une photo de l'impressionnant carrefour devant cette gare : avec tout le monde qui y passe, ça frôle l'épreuve sportive dès qu'on veut traverser. Imaginez en plus quand chaque personne tient un parapluie ouvert! =hypnose= Manque de chance, je ne trouve pas d'endroit adéquat pour shooter ce ballet coloré. Il y a bien un Starbucks qui donne en plein sur le carrefour, mais les places près des fenêtres sont toutes prises, et les photos y sont interdites. Je ne suis sûrement pas le premier à avoir eu l'envie de m'y poster...

Après un détour par l'hôtel pour se sécher un peu, on repart sur Akihabara pour dîner avec Guillaume et Ludovic (également un camarade de l'Inalco, fraîchement arrivé au Japon). On se décide pour un petit resto tout simple, sous un pont... l'occasion de prendre la seule photo du jour. =cool=

lundi 25 septembre 2006

Visite au voisin...

Aujourd'hui, pour rester du côté otaku de la Force, on est allé à Mitaka (à l'ouest de Tôkyô, si tant est que le plan du réseau ferré ne transforme pas trop les directions). Le terminus de la ligne se fait attendre, mais on finit par arriver au royaume des majorettes : comprenez par là des taxis (les filles en jupes courtes, c'est pour plus tard =pervers= ) aux formes et couleurs dignes de ce que j'aurais pu m'acheter au supermarché quand j'avais 6 ans! Le nom de certaines compagnies ne vole d'ailleurs pas tellement plus haut, comme vous pourrez le remarquer =keupin= ...

Mais, tout ce chemin pour ça!? Non, bien évidemment... A Mitaka se trouve le musée Ghibli, dédié donc à la firme du même nom et dont la renommée doit beaucoup aux coups de crayons d'un certain Hayao Miyazaki. Le musée se trouve en plein milieu d'une petite forêt, non loin de la gare, et le chemin est suffisamment balisé pour ne pas se tromper si on décide de s'y rendre à pied. En arrivant, on est accueilli par un gros Totoro dans sa guérite, une des très rares choses que l'on va pouvoir photographier en ce lieu puisque l'intérieur du musée conserve jalousement son droit à l'image. J'éviterai donc de m'étendre plus que ça sur la visite, histoire de laisser le plaisir de la découverte aux plus accros. En ce qui me concerne, j'ai trouvé ça agréable sans pour autant que ça soit exceptionnel : on fait assez vite le tour de la chose, et la boutique de souvenirs (bondée au possible) m'a laissé sur ma faim. :-/

Sur le chemin du retour, on s'arrête à Nakano et on marche tranquillement jusqu'à Shinjuku, finalement pas si proche que ça! C'est grand, Tôkyô, mine de rien! Les rues alternent entre buildings modernes, panneaux publicitaires à gogo et... karaoke pour le moins surprenant! =blink=

La nuit tombée (tôt, je vous le rappelle), on fait une halte par Akihabara, quartier de l'électronique par excellence =keupin= ... et des maids, ces jeunes-filles en jupette (voilà que je retombe sur mes pattes avec mes histoires de majorettes) qui vous accueillent, entre autre, à la sortie du métro =pervers= . Malheureusement, les boutiques ferment déjà. On a juste le temps d'apercevoir ici et là quelques dictionnaires électroniques, mais il faudra revenir : le temps n'est pas suffisant pour trouver la perle "avec des vrais morceaux de français dedans" parmi la ribambelle de versions japonais-chinois et japonais-anglais...

(Merci à Cora pour quelques-unes de ses photos ;) )

dimanche 24 septembre 2006

Gros chats de sortie...

S'il est bien une chose que j'avais calculée avant de venir au Japon, c'était notre date d'arrivée à Tôkyô. Car quand on aime les jeux vidéo, faire 9500km une fin septembre sans prendre le temps de passer par le Tôkyô Game Show (un des plus grands salons du jeu vidéo au monde) serait un immense sacrilège! =keupin= Mais pas de souci, l'honneur est sauf : aujourd'hui, c'est en effet le dernier jour du salon! Cora, Guillaume et moi avons donc pris de bon matin la direction de Makuhari, à l'est de Tôkyô. Le trajet en train est quelque peu longuet. Ca se voit d'ailleurs, sur la banquette face à nous (Sadako, sort de ce corps!). =zzz= Vous remarquerez en passant la propreté quasi clinique du train...

L'arrivée à Makuhari est tout aussi étrange : en sortant de la gare, on tombe nez à nez avec... une bourgade tout ce qu'il y a de plus calme... =blink= Quelques pas en arrière me ramènent près d'un guichet : on m'explique que pour se rendre au TGS, il faut prendre un bus dont le départ se fait à quelques rues de la gare. Ce nouveau transport trouvé, on commence à s'enfoncer un peu plus dans cette petite ville étrange : autant vous dire qu'on a beaucoup de mal à se croire en route pour un événement mondial. Et ce n'est pas le chauffeur, avec son japonais incompréhensible, qui nous rassure. Mais alors que tout semblait perdu et que l'on pensait ne plus jamais revoir nos mères (comment ça, je dramatise!?), un demi-tour salvateur nous place en droite ligne face à des buildings, au moins signes d'une civilisation moderne quelconque. Quelques minutes plus tard, le bus nous lâche à son terminus, en pleine architecture futuriste... face à une autre gare de train... Ok, on n'avait pas choisi la bonne ligne... =roll=

Cette fois, pas de doute, on est au bon endroit : une colonne vivante se dirige allègrement dans une seule et même direction. Il suffit de suivre le mouvement pour se retrouver devant les guichets du TGS. L'entrée dans les lieux se fait très rapidement, il n'y a presque pas de queue à cette heure matinale. On parcourt rapidement le salon qui s'étend sur deux halls avec, au milieu, une zone en plein air où se tiennent des cosplayers (personnes déguisées en héros de jeux et de manga) prêts à prendre la pose pour quelques photos. A noter une différence d'organisation par rapport à la Japan Expo de Paris : ici, il faut faire gentiment la queue pour pouvoir prendre les costumés sous leur meilleur angle. C'est l'occasion d'apercevoir un jeune homme ayant visiblement un problème de personnalité (oui oui, il est bien habillé comme son héroïne favorite), ou encore de se rendre compte que la tenue d'écolière est toujours un grand classique... =pervers=

Après avoir tourné dans tous les sens, on est bien obligé de se rendre à l'évidence : Nintendo n'est pas présent. Moi qui espérais mettre la main sur une Wii, c'est plus que raté... Tout ce qu'on peut voir, c'est deux ou trois de ces consoles sur scène : les démonstratrices sont mignonnes, certes, mais le plaisir n'y est pas. =snif= Alors pour la peine, on se console (c'est le cas de le dire) en assistant à un petit show spécial "Dead or Alive Volley", placés aux premières loges. Pensée spéciale à Keupin en voyant le coussin de Kasumi à la sortie... =nez=

De retour à Tôkyô, on traîne un peu du côté d'Ameyoko, une sorte de rue piétonne plutôt populaire et bordée d'innombrables boutiques dans lequel on trouve un peu de tout : alimentation, vêtements, restaurants... et salles de jeux! Histoire de changer de ce matin, on y traîne donc un peu pour y laisser quelques yens. Notre acharnement est plutôt payant : après avoir fait planter deux fois d'affilée une machine à pince =marteau= , on finit par gagner un énorme chat en peluche!

Peu après, Odilon (un autre sempai de l'Inalco) et sa petite amie japonaise nous rejoignent. Affamés, on se retrouve autour d'un shabu shabu (légumes et viande finement tranchée que l'on plonge dans de l'eau bouillante) : pour 3800¥ par personne (environ 25€), on peut manger et boire à volonté pendant deux heures. Une véritable orgie! =biture=

(Merci à Cora pour quelques-unes de ses photos ;) )

samedi 23 septembre 2006

Une autre planète...

Le soleil est de retour ce matin. C'est peut-être bon signe pour apercevoir le Fuji, bien que la propriétaire des lieux nous ait dit que ça n'empêchait pas le mont d'être timide. Peu importe, le temps d'une dernière trempette dans le onsen, d'un petit-déjeuner (malheureusement occidental) et d'une photo, et on quitte les lieux. En attendant le bus, on a l'occasion de discuter brièvement avec un couple de Japonais âgés. "Ahh! Paris! Pigalle!", se met à rêver le mari... =pervers=

Le chemin de la veille (en sens inverse cette fois) nous fait revenir au port de Tôgendai où nous attend un bateau pirate grâce auquel on va traverser le lac Ashi. =napoleon= Le voyage est fort sympathique : le soleil ensoleille, les nuages blanchoient, le vent souffle, les collines verdoient... mais cette satanée montagne ne pointe toujours pas le bout de son sommet... Gyah! (cri de désespoir) =mur= ... C'est malheureux, on sera obligé de revenir...

Le débarquement se fait à Moto-Hakone où l'on prend un bus en direction d'Odawara, mais comme notre free pass est toujours valide, on descend finalement en cours de route à Kowakudani (là où l'on avait croisé les petites écolières, hier) pour reprendre la micheline et ainsi faire durer encore un peu notre très bref passage dans cette région. De retour à Odawara, on récupère nos valises et on achète des bentô (boîte repas) que l'on attaque dans le Shinkansen : en route pour la capitale! =woohoo=

L'arrivée en train se fait par l'ouest de Tôkyô, dans le quartier de Shinjuku. C'est l'occasion de passer tout près de nos premiers buildings : pas de doute, il y a de quoi se sentir tout petit par ici. On rallie ensuite le nord-est de la ville en métro jusqu'à la station Minowa. Quelques minutes de marche et nous voilà devant ce qui va être la dernière résidence de notre séjour : l'hôtel New Koyo. Pour faire simple, on passe d'une superbe maison japonaise à un truc tout à fait... minable :-/ ... Le seul intérêt des lieux réside dans le prix, vraiment très abordable. Et visiblement, l'endroit a déjà une certaine renommée puisque l'on croise Guillaume (un camarade de classe) dans le hall!

Après avoir un peu soufflé, on prend la direction du quartier de Roppongi Hills aux environs de 18h : on y retrouve Shinobu, une amie Japonaise qui venait de passer l'année avec nous, à l'Inalco. Ravie de nous revoir, elle nous fait brièvement visiter les lieux et c'est un énorme choc : on est entouré par la modernité, l'architecture des buildings est fabuleuse, et la Tour de Tôkyô (soeur de notre Tour Eiffel) fait partie du paysage. Je n'attends plus qu'un vaisseau de Star Wars se pose pour me mettre définitivement à genoux... =gah=

L'un de ces gratte-ciel abrite les locaux de Asahi TV : dans le hall, hormis une statue géante de Doraemon (un personnage de dessins animés pour enfants), c'est un alignement d'écrans plus que plats qui attire mon attention. =huh= Les objets en question ne sont constitués en tout et pour tout que d'une plaque de verre, et l'espace d'un instant, je me demande de quelle planète sur-développée provient cette technologie. Mais à force de tourner ébahi autour d'une de ces télévisions du futur, je m'aperçois de la feinte : il ne s'agit que d'une image projetée depuis le sol. Le soufflé retombe... =tv2=

Peu après, le mari de Shinobu nous rejoint et nous invite à l'ascension de la Tour Mori : une cinquantaine d'étages plus haut, on se retrouve avec une vue incroyable sur Tôkyô by night. Le ciel totalement dégagé nous permet de voir l'impressionnante étendue de la capitale. En voilà une vraie ville lumière! =love=

Après être redescendu, le repas se fait autour d'un délicieux tonkatsu (viande panée), puis on se sépare dans le métro, non sans offrir à nos amis des petits cadeaux que l'on avait achetés dans une boutique de l'Occitane en Provence, à Paris. L'ouverture du paquet parfume très vite la rame de métro, et on explique en rigolant que l'idée de ces cadeaux n'était finalement pas si bonne que ça : pour rappeler la France, il y a plus original... surtout après s'être rendu compte que cette chaîne de magasin existe aussi au Japon! =tss=

vendredi 22 septembre 2006

Timide montagne...

Il est temps de dire au-revoir à Kyôto aujourd'hui : direction la gare où Hikari nous attend. Hikari (lumière, en bon japonais), c'est le nom donné à l'un des modèles de Shinkansen, l'équivalent de notre TGV. A l'intérieur, l'équipement est relativement basique, mais la place disponible entre les rangées de sièges doit bien faire le double de ce dont on a l'habitude en France. Et je précise qu'on est bien en 2e classe...

On file donc vers Tôkyô (environ 2h de trajet) pour s'arrêter un peu avant, à Odawara pour être précis (ville désormais célèbre dans tous les esprits des étudiants de JAP201 cru 2005-2006 pour ses sasakamaboko... une spécialité à la mousse de poisson... que l'on ne prend finalement pas le risque de goûter!). Après avoir fouiné dans toute la gare à la recherche de consignes suffisamment grandes pour accueillir nos valises, on achète un free pass qui va nous permettre de voyager tranquillement dans toute la région de Hakone et par la même occasion de nous rapprocher un peu du mont Fuji...

On commence donc par un premier train, tout ce qu'il y a de plus banal, qui nous mène jusqu'à Hakone-Yumoto. De là, changement pour une micheline qui va déambuler sur le flanc de la montagne jusqu'à Gôra. Le paysage est très arboré, et la brume, le vent et le froid se font de plus en plus intenses à mesure que l'on grimpe. Arrivé à Gôra, le train duquel on descend attend pour embarquer une amusante petite troupe d'écolières chapeautées et en uniforme. =etudiant= Nous, on quitte le quai pour un autre afin d'emprunter un funiculaire. "La route est droite, mais la pente est forte" (comme diraient certains). L'ascension se termine aux pieds du Soun-zan, début d'un impressionnant parcours...

On se retrouve en effet tout seul dans un funiculaire qui va nous emmener jusqu'à la station d'Owakudani, au sommet de la montagne. On survole ainsi des arbres, des arbres, et encore des arbres (verts, à n'en point douter) tout en nous enfonçant petit à petit dans le brouillard. Au moment de franchir le col, la vue vire au jaune : si l'on omet le mur gris face à nous, c'est en effet à la verticale que nos yeux ont de quoi regarder, à savoir une zone aride et visiblement en travaux de laquelle s'échappent des vapeurs de soufre. Gasp, qu'on est haut... =honte=

Depuis Owakudani, il est possible de s'aventurer à pied sur des chemins de montagne au travers des sources chaudes soufrées. L'endroit est d'ailleurs célèbre pour ses oeufs noirs, cuits dans les dites sources. Des panneaux indiquent néanmoins qu'il faut éviter de trop s'attarder au beau milieu de toutes ces vapeurs. =hypnose= L'autre intérêt de ce point culminant, c'est qu'il est censé nous permettre d'avoir une bonne vue sur le Fuji, un peu plus au Nord. Mais étant donné la météo, ce n'est malheureusement pas la peine de s'attarder dans le coin (coin... comme diraient d'autres =donald= ). Pour redescendre de l'autre côté de la montagne, on peut normalement reprendre le téléphérique (depuis lequel on dispose d'une vue imprenable sur le Fuji... par temps clair), mais cette partie du trajet étant en travaux (oui, c'est notre jour de chance =mur= ), on se rabat sur un bus pour aller jusqu'au port de Tôgendai, où l'on change enfin pour un dernier bus qui nous dépose à deux pas de notre logement de ce soir : une guest house familiale dans la toute petite ville de Sengoku-hara.

L'extérieur ne paye pas de mine, d'autant plus qu'il commence à faire sombre, mais l'intérieur est très certainement typique d'une maison de campagne japonaise. En tout cas, la chambre est super agréable : tatami, futon au sol, fenêtres en papier coulissantes, et yukata (une sorte de peignoir) à disposition. La classe! =cool= Après avoir soufflé un petit instant, on part dans le "centre" à la recherche d'un restaurant. Celui qu'on avait repéré sur le plan fourni par la guest house est pratiquement introuvable (ou alors, je n'ose croire que ce qu'on a vu était un restaurant). En revenant sur nos pas, on finit par se décider pour un autre endroit, où je goûte de l'anguille pour la première fois : le résultat est plutôt sympa. Le serveur l'est tout autant : on discute avec lui, et tout heureux d'avoir des français parlant sa langue, il nous pose un petit drapeau sur la table (la glace à côté est fausse... on s'en serait douté, vu la couleur, mais ce détail mis à part, de près, on s'y croirait). Chose amusante lorsqu'on quitte les lieux : un musée/restaurant dédié au Petit Prince se trouve juste en face. Le style de la bâtisse est tout à fait surprenant pour un village japonais! =blink=

De retour à la guest house, on teste le onsen intérieur (pour ceux qui l'ignorent, un onsen est un bain alimenté par une source d'eau naturellement chaude, et dans notre cas, plus que chargée en minéraux). Il y en a aussi un à l'extérieur de la maison, mais j'aime tout autant éviter la pluie qui est en train de tomber et surtout les moustiques. Au final, l'eau s'avère moins chaude que je ne le pensais, mais la température restant constante, ça fait tout de même son petit effet, et c'est très relaxant. On part ensuite s'endormir sans peine, bercé par le bruit de la pluie et du vent, et agréablement accompagné par les ombres des bambous sur les fenêtres en papier... =zzz=

(Merci à Cora pour quelques-unes de ses photos ;) )

jeudi 21 septembre 2006

Que de rouge...

Le 21 du mois, à Kyôto, c'est jour de marché. Tout du moins y en a-t-il un dans l'enceinte du Tô-ji, la plus grande pagode en bois du Japon (5 étages, 57m de hauteur), située non loin de la gare, au sud-ouest. On est donc allé y faire un tour, par curiosité : mêlant marché et brocante, on y trouve pas mal de bruit, d'odeurs et de produits pour le moins étranges. =huh= Une deuxième enceinte (dont l'accès est cette fois payant) permet d'accéder à la pagode ainsi qu'à des bâtiments de prière dans lesquels se trouvent des triades bouddhiques. A l'intérieur, outre les photos qui sont interdites, on refuse même les croquis. Ca ne rigole pas... =grr= La pagode, quant à elle, s'admire de l'extérieur. Elle est bordée d'un petit étang où les poissons sont toujours aussi énormes.

De retour à la gare, on prend le même train que la veille, mais cette fois on en descend très rapidement pour aller se promener dans le sanctuaire de Fushimi Inari, paradis des torii (immenses portiques rouges en bois) et des statues de kitsune (renard, en japonais). Ces torii s'alignent donc sur une sacrée (si je puis me permettre) distance et nous guident au travers des bois et des forêts de bambous (autre grand repaire à moustiques). =tss= Le plan pris en photo vous donnera une petite idée du parcours... En chemin, on peut acheter des plaquettes votives en forme de tête de renard : on y écrit alors un petit mot, et on accroche la plaquette avec les autres, en espérant que son voeu se réalise. La face "tête de renard" de la plaquette étant blanche, on peut y dessiner le visage que l'on veut... mais l'amoureux de la Tour Eiffel que je suis ne pouvait pas voir autre chose que la silhouette de la Dame de Fer dans ce petit bout de bois une fois renversé! Certes, mon dessin est minable, mais vous avez compris l'idée! =hypnose=

En chemin, on tombe sur plusieurs chats assez effrayés rôdants autour d'autels. Quelques mètres plus loin, une Japonaise est justement en train de tapoter doucement le sol de ses doigts pour attirer l'attention d'un chaton, visiblement affamé étant donné sa maigreur. Mais la bête se rendant compte qu'il n'y a rien à manger se met à montrer les crocs et siffler comme un diable... Flippant! =pasrond= La Japonaise laisse finalement tomber sa tentative d'approche et, se retournant vers nous, nous sort un "bonjour" tout ce qu'il y a de plus naturel. On lui répond machinalement, la surprise venant avec un léger retard, le temps de comprendre ce qu'on vient d'entendre! =blink= La demoiselle explique alors qu'elle nous avait entendu parler sur un autre chemin, et qu'elle avait habité Strasbourg quelques temps. Amusante rencontre...

En rentrant à la gare de Kyôto, on fait une halte à la Poste pour envoyer quelques cartes et on retourne à la guest house faire une lessive et préparer nos valises : on quitte la ville demain.

La dernière soirée se passe dans un restaurant de sukiyaki (plat de légumes et de viande émincée cuits dans un bouillon) :-p : placés en tête-à-tête dans un box, des serveurs aux petits soins nous apportent tout ce qu'il faut et l'un d'eux se lance à vive allure dans un "mode d'emploi" bourré de formes polies auquel on ne comprend malheureusement pas grand chose, si ce n'est qu'on dispose d'une sonnette en cas de besoin, et que l'addition est accrochée à l'extérieur du box! On décide quand même d'attaquer notre repas : je saisis alors une bouteille dont je ne vois pas le contenu mais qui me semble être de l'eau pour en verser doucement dans la poêle chauffante encore vide. Très mauvaise idée car la réaction est digne de quelques centilitres d'huile sur du feu : ça crépite et ça en fout de partout! Désolé pour la serviette blanche qui m'a servi de rempart et de chiffon pour nettoyer la table... La honte... =honte=

Pour la peine, on s'est fini à coups de Häagen-Dazs dans une salle de jeux...

mercredi 20 septembre 2006

It's a small world...

Finalement, pour contredire ce que je racontais hier, le petit-déjeuner de ce matin s'est déroulé dans un café à la parisienne (faudra quand même revoir la taille des croissants, ma p'tite dame)! On a ensuite pris le train pour Nara. Sorti de Kyôto (on se dirige vers le sud-est), la campagne est assez agréable : on longe des rizières, des maisons immenses et parfois une école où des élèves sont dans la cour, tous dans cette même petite tenue de marin.

L'arrivée à Nara me surprend beaucoup : je m'attendais à du "traditionnel et campagnard", or on débarque dans tout ce qu'il y a de plus citadin! Il nous faut remonter une rue piétonne bordée de haut-parleurs dignes d'un Disneyland avant de pouvoir croiser notre premier daim. La ville est en effet célèbre pour ses quelques 1500 bêtes se promenant en totale liberté : ça monte la garde devant les pagodes, ça fonce sur les touristes par groupe de cinq pour engloutir en 2s quelques biscuits, ça broute, ça dort... et ça traverse la route quand le feu pour les piétons est au rouge... =keupin=

Nara est également connue pour son Tôdai-ji, immense temple en bois abritant un bouddha géant de 16m en bronze. La statue n'est finalement pas aussi impressionnante que ce que je pensais (à force d'en avoir entendu parler, je m'étais fait des idées). Le lieu draine en tout cas bon nombre de visiteurs, notamment des groupes d'écoliers, toujours chauds pour une petite photo les doigts en V. =yeah=

De retour à Kyôto, on se dépêche de prendre le bus pour aller dans le sud-est de la ville. Après avoir grimpé une petite rue bien raide (ahh, la fameuse sakamichi) bordée de boutiques de souvenirs plutôt bondées, on atteint le Kiyomizu-dera, un temple monté sur pilotis. Situé sur une colline, on domine toute la ville, mais le soleil couchant en pleine face et la lumière blanchâtre d'une chaude journée ne rendent pas justice au paysage. =cool= En contrebas des pilotis, des gens font la queue pour tenter d'attraper quelques gouttes d'eau en provenance d'une source très certainement sacrée. =biture=

En redescendant la colline, on bifurque à droite pour se retrouver dans le quartier de Gion. Les rues y sont sublimes, mais il est 18h, il fait quasiment nuit et les boutiques sont toutes en train de fermer. Soudain, Cora me fait signe qu'elle aperçoit deux geisha au bout de la rue. Quand j'arrive à leur niveau, elles sont en train de se photographier, alors j'ose leur demander si elles voudraient bien garder la pose pour moi. Elles acceptent gentiment, mais ma chance s'arrête là : ému, je règle mal mon appareil et la photo en devient un peu floue au final. =euh= Tant pis, le souvenir est quand même là (et fera peut-être son apparition dans une prochaine sélection de clichés pour la rubrique Pictures du site, si jamais j'arrive à retoucher ça convenablement)...

On dîne dans un petit restaurant de quartier, non loin de la Kamo-gawa : au menu, des gyôza (sorte de raviolis, pour les non connaisseurs), présentés comme les meilleurs de la ville dans le Lonely Planet, mais euh... en ce qui me concerne, même les meilleurs gyôza du monde n'ont pas le droit d'être aussi petits! Le dessert, quant à lui, sera pris dans un salon de thé (commerce plus que répandu ici) de la quatrième avenue.

mardi 19 septembre 2006

Multi-transports, tacot compris...

Après la petite halte "Starbucks" (qui va devenir une habitude, je le sens), direction la fameuse gare ultra moderne dont je parlais hier, sponsorisée par Astro (il y a un musée Tezuka ou quelque chose du genre, non loin de là). Etant donné qu'on a prévu de visiter littéralement les quatre coins de la ville, on achète un pass qui va nous permettre d'emprunter tous les transports en commun librement. Mais alors que l'on se repère tranquillement parmi tous les escalators, des cris bizarres en provenance d'un des étages attirent notre attention =???= . En valeureux gaijin ("étrangers" en japonais, pour ceux qui n'auraient pas encore tilté) que nous sommes, on file droit sur l'origine de ce vacarme auquel se sont entre temps mêlés des tentatives de trompettage et autres sonorités instrumentales : tandis qu'un orchestre (d'étudiants, à priori) est en train de s'échauffer sur scène, des garçons en uniforme crient et bougent selon le rythme insufflé par le leader aux éventails flanqués du hi no maru (littéralement "le rond du soleil", symbole du Japon). C'est qu'ils impressionnent, ces bougres! =sumo=

On commence par prendre le train, puis une petite ligne privée qui nous dépose dans un quartier résidentiel très calme, au nord-ouest de la ville. Vous remarquerez en passant comment est indiqué le nord, sur le plan... Le reste du chemin se fait à pied, l'occasion de se marrer devant un étalage de fruits aux prix assez délirants pour nous mais tout à fait communs pour un Japonais : avec un taux de change à 150¥ pour 1€, ça nous fait 3,87€ le panier de pêches et 2,65€ celui de pommes! =$$$= On n'est pas tenté de goûter...

Tout ceci nous mène au temple Ryôan-ji et son célèbre jardin sec, fidèle à sa réputation : 15 pierres disposées en îlots, impossible à prendre entièrement en photo, surtout si l'on respecte les barrières et que l'on veut se passer de la présence des visiteurs sur le cliché. D'où un angle de vue quelque peu particulier... Aux abords du temple, on peut se promener dans d'assez jolis jardins pourvus de bien belles araignées, et faire le tour d'un étang recouvert de nénuphars, lieu de prédilection si vous voulez une fois de plus vous faire dévorer par les moustiques... =euh=

On prend ensuite le bus pour rejoindre le Kinkaku-ji, célèbre pavillon d'or, non loin de là. Encore plus impressionnant qu'en photos =love= , on peut le voir sous différents angles (mais jamais s'en approcher de trop près) en suivant un chemin qui préfère nous guider jusqu'à plusieurs petites boutiques de souvenirs. On peut par contre observer de plus près une sorte de pavillon de thé, tout droit sorti de ce qu'on a pu étudier dans le cours d'architecture.

De plus en plus à l'aise face aux plans et horaires des bus, on arrive sans aucun mal à retourner en ville pour visiter le château de Nijô. Aucune similitude avec celui d'Ôsaka : on est ici en présence d'une construction en bois avec pièces de tatami et panneaux en papier coulissants. Les photos sont interdites à l'intérieur, où un petit chemin de visite a été aménagé : on nous fait faire le tour du propriétaire en empruntant le parquet du rossignol (appelé ainsi car reproduisant le chant de l'oiseau au moindre pas, ceci afin de prévenir de l'arrivée de quelqu'un). Des mannequins sont disposés dans certaines pièces et un récit audio est diffusé pour commenter les scènes, ça et là. Le reste de l'enceinte du château contient de magnifiques jardins. En s'y promenant, on peut atteindre un point légèrement surélevé, permettant notamment d'apercevoir le sombre et fameux Hiei-zan, montagne située au nord-est de la ville, direction considérée comme néfaste à l'époque où Kyôto était la capitale du pays (sous le nom de Heian).

On termine la journée en rejoignant par le métro l'est de la ville, où l'on traîne un peu dans des boutiques de thé et de cartes postales (ces dernières étant plus que rares dans ce pays). On traverse brièvement la Kamo-gawa (un fleuve plutôt à sec) pour se retrouver dans le début du quartier de Gion (réputé, à l'époque, pour ses geisha). Comme il fait déjà bien nuit, on décide finalement de retourner de l'autre côté du pont et de manger dans un kaiten sushi. Pour ce qui est des sushi, vous aurez compris de quoi il s'agit. Kaiten désigne quant à lui un tapis roulant : les clients sont donc assis tout autour, et des cuisiniers au centre préparent les sushi qu'ils présentent par deux ou trois sur une petite assiette qu'ils insèrent au fur et à mesure de la place disponible sur le tapis. On est un peu dérouté au début, mais le cuistot face à nous se charge de nous guider. Mes voisins, eux, sont clairement des habitués du principe : ils empilent les assiettes à toute allure et demandent de temps à autre une préparation particulière au chef. L'addition se règle en sortant, le prix se calculant par rapport au nombre d'assiettes (120¥ par assiette, tarif improbable à Paris) et non selon le contenu.

Le retour à la guest-house se fait à pied. On est plutôt cassé mais ravi de ce qu'on a vu aujourd'hui.

"Les faces de tako en costard accostent les tocards de Lacoste en tacot"... Ce fut la pensée du jour...

lundi 18 septembre 2006

Marchons, marchons...

Réveil plutôt matinal aujourd'hui : vers 5h, un Japonais aveugle / amnésique / bourré =pasrond= (choisir la réponse adéquate) a passé plusieurs minutes à taper à notre porte en appelant la personne qui aurait dû se trouver derrière selon lui. Manque de bol pour nous, la dite porte étant en métal, le bruit produit avait son petit effet. J'ai fini par aller lui ouvrir avec mon plus grand sourire de gaijin quelque peu dans la brume =keupin= . Ca aussi, ça a eu son effet, puisque j'ai vite eu droit à des excuses...

Après un petit-déjeuner au Starbucks du coin (où Cora découvre les joies du frappuccino au macha), direction nos premiers temples.

Ancienne capitale du pays, on considère Kyôto comme le côté traditionnel du Japon, à l'opposé de Tôkyô donc. C'est tout à fait vrai, mais qu'on ne s'y trompe pas, cela reste un grand centre urbanisé (il suffit de voir sa gare pour s'en rendre compte). Juste au nord de cette fameuse gare se trouve donc deux temples (parmi les 1800 environs que compte la région, d'après les guides touristiques) : le Higashi Hongan-ji et le Nishi Hongan-ji. Une partie des lieux était en travaux, mais les structures visibles restent impressionnantes, tout comme les poissons nageant dans les douves. Il ne fait pas bon être un pigeon par ici...

On continue notre visite de la ville, toujours plus vers le nord, mais en passant par le côté ouest de l'axe central, beaucoup plus calme et résidentiel qu'à l'est. Les maisons y sont vraiment chouettes, et les voitures garées toutes impeccables de propreté. On tombe parfois sur des petits jardins ou des autels, cachés au milieu de constructions beaucoup plus modernes (le top du top étant cette porte bleu turquoise donnant sur... le vide) =huh= . Et alors que Cora regarde la vitrine d'une pâtisserie avec envie, je me fais aborder par un petit groupe de collégiens me demandant en anglais d'où je viens, ce que je fais ici et ce que je pense de la ville (à priori un exercice qu'on attend d'eux, puisqu'ils prennent des notes). =etudiant=

Après être passé devant un commissariat, on se rapproche du centre de Kyôto et de son château : le Nijô. Il est déjà près de 17h, alors plus question de le visiter. On se contente donc de longer les douves, mais sans trop s'attarder non plus : en l'espace de 5min, c'est autant de piqûres de moustiques qui font leur apparition sur un de mes coudes! =penible= Cora non plus n'étant pas en reste, on quitte la zone pour reprendre la direction de la guest-house. Dans les petites rues déjà plongées dans le noir, on tombe sur un restaurant d'okonomiyaki (sorte d'omelette assez épaisse), sans prétention mais vraiment délicieux. Pour moi, c'est une découverte à renouveler.

Voilà notre troisième jour qui s'achève, placé sous le signe de la marche. Après le labyrinthe qu'était Ôsaka, c'est un plaisir que de se promener dans Kyôto et ses rues perpendiculaires qui possèdent un nom! Par contre, on déplore toujours autant le manque de bancs et de poubelles. Pourtant, tout est si propre, c'est dingue... =honte=

dimanche 17 septembre 2006

Visiteurs from France...

Après un petit-déjeuner ultra copieux qui va me caler jusqu'à 16h (riz, bacon, omelette, croissants, jus de fruits, café... pas forcément dans le même ordre), on quitte l'hôtel d'Ôsaka et on dépose nos valises dans la consigne d'une gare. De là, on emprunte un train de la JR Ôsaka Loop Line qui, comme son nom l'indique, fait donc le tour de la ville : direction le château! Retapé il y a une trentaine d'années, d'après Pierre, il est d'un blanc et or resplendissant. L'intérieur a été transformé en musée plutôt moderne. La visite est donc possible, mais pas le droit aux photos. Par contre, une fois au sommet, on peut profiter d'un beau panorama sur l'essentiel de la ville.

Après avoir fièrement contribué à la bonne marche du commerce franco-japonais en achetant de la "Volvic from France" (c'est vraiment ce qui est marqué sur la bouteille =keupin=) à l'un des nombreux distributeurs présents sur la place du château, on reprend notre marche à travers le jardin municipal qui borde la fortification, et où les tortues aiment apparemment bien faire bronzette (saurez-vous trouver la p'tite bête!?). Attiré par des bruits étranges, on finit par tomber sur un groupe de jeunes faisant de la "musique japonaise", terme très pratique pour désigner toute suite de 3 notes monotones se répétant à l'infini sur un rythme proche d'un son à la minute. Bien sûr, j'exagère, alors en clair, c'était long, barbant, et surtout très bruyant... mais ça n'empêchait visiblement pas le bébé (au fond de la photo) de dormir!

La Loop Line nous emmène ensuite à DenDen Town, le quartier de l'électronique. On en profite pour tenter de recharger le crédit du téléphone mobile qu'une amie nous a prêté (tout y est en japonais, forcément, et c'est d'un pénible à utiliser =mur=) : la première boutique que l'on tente ne propose pas de recharges, mais tout de suite, la vendeuse quitte son poste et nous accompagne dans la rue directement chez l'opérateur (à quelques dizaines de mètres) pour nous servir d'interprète! Le jour où on verra ça en France...

La nuit tombe, et il faut déjà prendre la direction de la gare où on a laissé nos valises. Entre les quais qui annoncent la provenance des trains mais par leur destination et les plans toujours aussi peu clairs, ce n'est pas une mince affaire. On finit quand même par croiser un Anglais qui nous apprend enfin où se trouve le Nord, et nous voilà dans la bonne direction. On quitte donc Ôsaka et son côté top fashion, des demoiselles =siffle= jusqu'aux plaques d'égouts (merci à Cora pour la photo). Une guest-house nous attend maintenant à Kyôto, non loin de là...

samedi 16 septembre 2006

Banzai...

Dans le RER en direction de Roissy - Charles de Gaulle, Cora se demandait quand est-ce qu'on pouvait dire qu'un voyage commençait : était-ce dès qu'on en émettait l'idée, lors des premières préparatifs ou seulement au moment de partir? Plus de doute en ce qui me concerne : de là où je vois les nuages, je suis bel et bien en route pour le Japon! =happy=

Hormis quelques secousses de temps à autre et un bourdonnement continu (je suis à côté de l'aile, et donc du réacteur, vous l'aurez compris) le vol se déroule tranquillement, mais ça n'est quand même pas évident de bien dormir. Par contre, on mange plutôt bien. L'écran placé dans le dossier face à moi m'indique un peu où on en est : environ 900km/h à 10000m d'altitude par -57°C, le tout au-dessus des Sayan Mountains en Russie (si avec un nom pareil je ne suis pas sur le bon chemin)... =keupin=

On finit par redescendre petit à petit sous les nuages et le Japon se dévoile enfin : la côte est très irrégulière et le relief tout autant accidenté. C'est amusant à voir. L'atterrissage se fait en douceur, la piste est légèrement humide et le temps plutôt lourd et à la pluie. Nous voilà, en 11h30, à plus de 9500km de Paris. Parti le 15 septembre à 13h45, on est maintenant à l'aéroport international du Kansai, le 16 septembre, et il est 8h20 (décalage horaire de +7h oblige). Sacré chemin!

Une fois les valises récupérées, on tente le bus pour se rendre à Ôsaka. Juste avant de monter, un employé s'occupe d'étiqueter nos bagages, mais quand on lui dit où on veut aller, il nous explique qu'on n'a pas choisi la bonne ligne et que l'arrêt se trouve en fait un tout petit peu plus loin. Ça y est, on commence à toucher du doigt la complexité des transports au Japon, avec ses innombrables compagnies privées! On se fait rembourser nos tickets sans aucun souci et une jeune femme nous fait même l'honneur de quelques explications en Anglais (et oui, on n'échappe pas à sa tête de gaijin)... =penible=

La navette qu'on emprunte nous mène donc au centre d'Ôsaka en passant par la côte, plutôt industrielle sans pour autant être trop moche. Ça nous donne en tout cas l'occasion de remarquer quelques premières caractéristiques japonaises : une architecture très irrégulière, des lignes électriques aériennes, des routes et autres ponts qui se croisent dans tous les sens, des panneaux publicitaires énormes. Tout prête à sourire.

Après être descendu du bus à la station Namba, on prend le métro pour se rapprocher un peu du quartier de l'hôtel (Shinsaibashi, à seulement 2 stations, mais la grandeur de la ville et les valises nous dissuadent de continuer à pied). De retour au grand air, on hésite un moment quant à la direction à prendre, et ce malgré un plan dans les mains : il faut dire qu'ici, les rues n'ont pas de nom. Quelle idée sotte et grenue... =tss= Par chance, on tombe sur l'hôtel du premier coup, et on teste tout de suite la douche (ça faisait 5 jours qu'on n'avait plus d'eau chaude à Paris, à cause de travaux dans l'immeuble)...

L'après-midi, alors qu'on se baladait dans une rue piétonne et commerçante, on entend un gros "Hey, how are you!?" venant de derrière. C'était un monsieur âgé (japonais) avec sa femme, tout content de pouvoir discuter un peu en anglais (décidément) avec des étrangers. Et quand on s'est mis à lui répondre en japonais, ça lui a plu encore plus!

Où qu'on aille, les rues sont remplies de coins pour manger, s'amuser, et d'une manière plus générale nous faire dépenser notre argent. Néanmoins, le coût de toutes ces bonnes choses est très inférieur à ce qu'on peut trouver en France (tout du moins à Paris). A titre de comparaison, pour le prix d'un Mac Do chez nous, on aurait de quoi manger un vrai repas dans un petit restaurant! Et comme le change €/¥ était très avantageux pour nous, autant vous dire qu'il est difficile de résister devant les vitrines! D'ailleurs, à propos des vitrines, les restaurants et autres salons de thé ont l'habitude d'y "afficher" leur menu sous forme de reproductions des plats incroyablement réalistes! C'est autrement plus alléchant qu'une liste de spécialités bêtement écrite!

En fin d'après-midi, on retrouve Pierre (un confrère de l'Inalco qui vient d'arriver à Ôsaka pour y passer une année) à Umeda. C'est l'occasion de tester notre premier purikura, sorte de photomaton géant dans lequel on peut retoucher les clichés de façon très... fillette! Ça a un succès fou ici, il suffit de voir le nombre de machines pour s'en persuader.

Il fait nuit très tôt, dès 17h30-18h. Ça fait un peu bizarre, surtout que les rues sont de plus en plus remplies de passants. La foule est assez impressionnante, et les gens font même la queue devant les restaurants. D'un autre côté, on est samedi... On termine la soirée devant un katsudon bien chargé (bol de riz et viande panée, principalement), accompagné de divers petits plats et de thé vert à volonté. Pour 1000¥ (environ 6.50€), je suis calé! =$$$=

mercredi 6 septembre 2006

Toutes les mêmes...

Même nom, mêmes suites de mots bizarres... Pas de doute, c'était bien notre chèvre corse préférée que j'ai croisée chez Nécrite hier (de mieux en mieux ses voisins)! =ptdr=

(Et puis hein, tu vois, toi aussi t'as des propos tendancieux, alors pouet pouet) :p

dimanche 3 septembre 2006

Rated M...

Une des nouveautés amusantes d'Animal Crossing sur DS (par rapport à la version Game Cube) c'est qu'on peut y jouer en wifi et ainsi visiter directement la ville d'un ami. J'ai donc testé ce mode hier, moi depuis Paris, et mon ami depuis St Brieuc...

Première remarque : d'un point de vue purement technique, ça marche vraiment très bien et sans aucun ralentissement. On se retrouve donc à deux en même temps dans la ville de l'un ou l'autre des joueurs, et on peut ainsi profiter de ce qui se trouve dans ce nouveau lieu (notamment les arbres remplis de sacs d'argent =napoleon=).

Deuxième remarque : la météo aussi est en temps réel (temps de m... chez mon compère, fallait s'y attendre). :p

Troisième et dernière remarque : je me demande si Nintendo ne commence pas (très subtilement) à cibler un public un peu plus adulte...

Coquine va... =pervers=

samedi 2 septembre 2006

Hors catégorie...

En ce moment, je joue à Animal Crossing sur Nintendo DS, un petit simulateur de vie gentillet et en temps réel dans lequel on incarne un garçon (ou une fille) habitant un village coloré et peuplé d'animaux plus ou moins loufoques. On peut y faire un tas de choses amusantes (ou pas, tout est relatif), mais je vous laisse le soin d'aller consulter le site de Nintendo à ce sujet.

Moi, j'étais juste venu en parler pour ajouter une photo de ce que je venais de pêcher, et par la même occasion, chambrer un peu certaines personnes...

Vivi, quand tu veux pour le concours de celui ou celle qui a la plus grosse......... prise! =pervers=

vendredi 1 septembre 2006

Bleu-blanc-rouge...

"Encore une période sans grandes nouvelles", me direz-vous... Certes... Mais c'était pour une bonne cause!

Alors pour fêter dignement ce mois de septembre qui commence (déjà!? =honte=), j'ai le plaisir de vous annoncer que Sodesuka s'est offert un nouvel hébergement (plus réactif), et surtout un joli nom de domaine en .fr! Adieu Free et New.fr, votre jardin zen favori se trouve désormais à cette adresse : http://www.sodesuka.fr/. Court, précis, classe... "Droit au but", comme diraient nos amis marseillais. =woohoo=

Autre changement direct : oubliez mon mail chez Wanadoo, il faudra maintenant me contacter en tant que "yatto" chez "sodesuka.fr". De toute façon, vous retrouverez l'adresse au bas des autres pages du site, comme d'habitude.

Pour ce qui est des petites nouveautés : j'ai modifié la liste originale des smilies disponibles sur ce blog par une autre, un peu plus fournie et plus sympathique. Pour la consulter, zieutez un peu sur la droite de la page, dans la rubrique "Liens". Et pour ceux qui ne comprendraient pas comment ça fonctionne, il suffit d'insérer à votre texte le "code" indiqué à côté du smiley, et celui-ci apparaîtra une fois votre commentaire validé. A utiliser avec modération cependant, j'ai pas envie que ça tourne à la fête foraine! =keupin=

Dernière surprise : l'ajout du jardin zen en icône de favoris (pour les navigateurs qui supportent ce genre de gadget).

Quant au reste... eh ben... il est resté! :p

Voilà! J'espère vous voir toujours plus nombreux à trainer votre souris par ici!
@ plouche! ;)

PS : Au fait, j'oubliais... Pour les abonnés aux flux RSS du blog, pensez à changer l'adresse ici aussi!