被爆者 : en Japonais, c'est le nom qu'on donne aux victimes des bombardements atomiques...

Hier, à l'Inalco, nous avons eu la chance d'assister à la conférence d'un de ces hibakusha, Masahito Hirose, accompagné par une "2e génération" (autrement dit, la fille d'une victime du bombardement).

Monsieur Hirose, 76 ans cette année, en avait 15 lorsque la 2e bombe atomique fut lachée sur Nagasaki. Il nous a fait vivre, par ses souvenirs, ce moment rempli de surprise, d'incompréhension, de détresse humaine et de souffrance.

L'accompagnatrice, quant à elle, nous a brièvement raconté que ses frères et soeurs n'avaient pas survécu à l'explosion. Un an après, sa mère (irradiée) avait mis au monde un petit garçon qui lui aussi ne survécut pas. Deux ans plus tard, l'accompagnatrice en question naissait, et par chance pour elle, en bonne santé. Mais aujourd'hui encore, à chaque mariage (pendant longtemps, se lier avec une irradiée n'était pas considéré comme raisonnable) et à chaque naissance, elle a des craintes.

Aujourd'hui, la moyenne d'âge de la première génération de survivants est de 73 ans. Ils n'ont donc plus que l'occasion de sensibiliser le monde entier à ce qu'ils ont vécu. Leur message est très clair : Nagasaki doit être le dernier lieu d'un bombardement atomique...

N'étant pas très bien équipé, j'ai quand même voulu marquer le coup en tentant une photo... qui s'est avérée illisible! Alors ça sent la retouche à plein nez, mais au moins, on y voit un peu plus clair... Il s'agit donc de Masahito Hirose, et en arrière plan, d'une photo prise depuis le B29, 5min après le largage de la bombe.

Dernière chose : en faisant des recherches sur le Net, je me suis aperçu qu'un certain Masahito Hirose faisait partie du casting de "Rhapsodie en août", un film de Akira Kurosawa. Etant donné que l'action se déroule le 9 août 1945 à Nagasaki, c'est fort probable qu'il s'agisse de la même personne, à priori dans un tout petit rôle. A confirmer, étant donné que je ne connais pas le film...